Highlife · début du XXe siècle
Le continent où le café est né — sur les hauts plateaux d'Éthiopie. Le highlife, c'est sa joie de vivre en guitares et en cuivres.
36 styles musicaux, 36 lieux, 36 époques. Et partout, le café était déjà passé par là — avec sa propre histoire, préparé chaque fois autrement.
Traverser les styles musicaux, c'est aussi voyager à travers le temps et le monde. Et le café a suivi le même chemin — de son origine jusqu'à chaque bar, chaque salon, chaque atelier d'usine où quelqu'un tient aujourd'hui une tasse.
Éthiopie · l'origine → Yémen & Arabie · les premières maisons de café, le port de Moka → l'Empire ottoman · la cezve → Vienne · la maison de café → Italie · l'espresso → le Nouveau Monde · Brésil et Colombie.
La même musique que l'on écoute distraitement pendant que l'espresso coule — et qui, si l'on tend l'oreille, vous emmène faire le tour du monde.
Day — la face lumineuse et dansante. Night — la face calme et nocturne.
Un court extrait — les premières minutes du voyage. Le double album complet Day & Night le raconte jusqu'au bout : le chant omaneo le porte de bout en bout, de la première à la dernière station.
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Le continent où le café est né — sur les hauts plateaux d'Éthiopie. Le highlife, c'est sa joie de vivre en guitares et en cuivres.
Avec les Ottomans, le café est arrivé en Europe — et avec lui la cezve, le café turc. Les cuivres portent la nuit.
La musique des cafés d'Europe centrale, où l'on restait des heures devant une tasse à parler, à jouer.
La nostalgie en mineur — et la bica, le petit espresso serré que l'on boit debout. Le Portugal a porté le café par-delà les mers.
C'est par l'Espagne que le café a gagné le Nouveau Monde. Avec cela, un café con leche et le claquement des mains.
Django dans les cafés de Paris — là où le café est devenu une scène.
Le pays qui approvisionne le monde en café. Guitare douce, voix feutrée — le son de la pause cafézinho.
Les fazendas de café ont porté l'essor du Brésil — et la samba porte ses fêtes.
La même bossa, un demi-siècle plus tard, au rythme du présent.
Le tinto d'arabica des hauts plateaux, que l'on boit au rythme ondulant de la cumbia de la côte caraïbe.
À Cuba, le cafecito, petit, noir, sucré à souhait — le carburant des nuits les plus chaudes.
C'est dans les cafés de Buenos Aires que le tango a trouvé son foyer — et le cortado son heure.
Les salles de bal de l'ère du swing — et l'intarissable diner coffee, qui tenait toute la nuit.
Détendu, feutré, cool — le jazz de café dans sa forme la plus pure.
Le son qui ne dérange jamais dans un café. C'est précisément pour cela qu'il est fait.
Des basses de piano roulantes, venues des bars où le café était aussi fort que la musique.
L'ancêtre du rock’n’roll — fort, enlevé, bien réveillé.
Diner de la Route 66, néons, café dans une tasse épaisse.
Cordes, velours, âme — la soul douce de la côte Est.
Le pays du thé découvre la soul américaine — et danse jusqu'au bout de la nuit.
Du groove à l'état pur — le moteur qui fait tout avancer.
La boule tourne, la nuit est jeune.
Née du disco, bâtie sur le quatre-temps.
Pop douce de la côte Ouest, soleil sur l'eau.
L'immensité, la route — et la cafetière qui n'est jamais vide.
Rugueux, sincère, à rebrousse-poil.
Banjo et fiddle venus des montagnes — du savoir-faire, comme un espresso bien extrait.
Le terme générique pour ce grand pays et ses histoires discrètes.
Les kissaten de Tokyo célèbrent le café comme une cérémonie — siphon, filtre versé à la main, précision. La City Pop en est l'éclat de néon.
Nulle part le lien n'est plus direct : un Irish Coffee, whiskey, crème, chaleur contre la pluie.
Le jazz de club de la scène des cafés londoniens, où le groove rencontre l'improvisation.
Jazz et électronique fusionnent en un lounge moderne.
Le son de l'île quand le soleil se couche.
L'art de ne rien vouloir — rien que la tasse et l'instant.
Conduite de nuit, néons, souvenir d'un futur qui n'est jamais venu.
Le fil rouge de tout l'album : une musique pour la pièce, pas pour la scène. Exactement ce qui passe à côté de l'espresso.
Lorsqu'une attribution évoque davantage le son d'une époque que l'origine du café, c'est voulu — le voyage raconte les deux : la carte et le temps.
Des empires sont nés et ont disparu, les styles se sont succédé, le monde a continué de tourner. Pourtant, qui porte aujourd'hui une bonne tasse à ses lèvres sent et goûte ce qui tenait déjà les gens éveillés dans les premières maisons de café d'Arabie. Au fil de tout ce temps, une chose n'a pas changé.
Hier comme aujourd'hui : seule la qualité demeure.
Le monde est assez froid. Ce qui réchauffe, c'est l'authentique — faire quelque chose de ses propres mains, comprendre ce que l'on fait, et le partager. Un bon café n'est pas une chose que l'on achète et que l'on oublie. C'est une chose que l'on apprend, goûte et transmet.
Alors offrez-vous quelque chose de vraiment bon — et si le cœur vous en dit, apprenez comment faire. Vous en faites partie.